L’Unité sanitaire du compté de Labelle (1931-1976)
Le gouvernement du Québec s’implique de plus en plus dans l’amélioration de la santé publique. En 1921, il met sur pied un Service d’assistance publique pour encadrer les soins aux indigents. En 1922, il lève le secret professionnel des médecins pour que certaines maladies deviennent à déclaration obligatoire.
En 1924, il décrète la Loi relative à la tuberculose et met en application certaines recommandations de la Commission royale d’enquête sur la tuberculose.
En 1926, l’Assemblée législative adopte la Loi sur la pasteurisation du lait. On veut par le fait même réduire les épidémies et la mortalité infantile.
Un programme de vaccination gratuite débute dès 1919 avec comme première cible d’éradiquer la variole. Par la suite, c’est le début de la vaccination contre la diphtérie en 1931, la coqueluche en 1946, le tétanos et la tuberculose en 1949 et la poliomyélite en 1955. Un programme de vaccination préventive est implanté dans tout le Québec.
En 1931, grande première à Mont-Laurier, le gouvernement du Québec ouvre une Unité sanitaire. Cet important système d’hygiène publique en milieu rural a pour mandat la prévention des maladies contagieuses par la vaccination et la mise sur pied d’un service de visites à domicile par des infirmières.
Gardes Lesage, Duval, Labrecque et Rodrigue sont les premières infirmières à travailler à l’Unité sanitaire. Les infirmières organisent des cours de « démonstrations maternelles » dans la salle du conseil. Afin de valider si les conseils donnés sont bien mis en pratique, l’Unité sanitaire organise un concours de bébés à la salle municipale pour Noël 1933. C’est le début de la médecine préventive au Québec.
___
Luc Coursol, Histoire de Mont-Laurier, Tome 1, P.280.
La Laurentie no 13, Quoi de neuf docteur? p.7.
www.msss.gouv.qc.ca
P094 Fonds Paul-Émile Lesage.



