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Crédits

L’Institut familial de Nominingue (1902-1970)

 

En 1887, la communauté des sœurs de Sainte-Croix arrive à Nominingue pour enseigner aux enfants. Dès 1902, grâce à l’excellente réputation de Sœur Marie de Saint-Didace, débute les cours d’arts manuels. Les arts ménagers et manuels seront la pierre d’angle de l’École ménagère. Dès 1905, l’école reçoit le titre d’École Modèle. Les religieuses sont préoccupées par le besoin criant d’enseignantes pour la région. Elles préparent donc des étudiantes à relever ce défi et en 1905 deux premières diplômées obtiennent un brevet soit Mlle Imelda Larivière et Mlle Cécile L’Allier. À compter de 1909, une classe d’aspirantes au brevet d’enseignement pour les filles est créée.

L’inspecteur des écoles Normales du Québec témoigne de la qualité de l’enseignement qui est dispensé. « Si cette École se maintient avec succès pendant dix ans, ce sera de l’avis de M. le Surintendant, la garantie d’une École normale pour le Nord. » Donc, en 1917, cette classe devient une école de Pédagogie en expérimentation qui existera jusqu’en 1927. Après la fermeture de l’école Pédagogique, seul l’enseignement ménager se poursuivra.

Le vieux couvent étant vétuste, une nouvelle bâtisse est construite alors que l’école devient un Institut familial et continue son œuvre d’assurer une culture axée sur les arts domestiques. Au début, l’école accueille plus de 70 pensionnaires. Le programme comprend des cours de culture générale, d’éducation familiale, de formation professionnelle et des cours complémentaires.

Institut familial de Nominingue. Collection de la SHGHL.

L’École ménagère régionale de Nominingue, créée en 1930 a pour mission de préparer une élite pour :

  1. L’enseignement de l’économie domestique dans les écoles primaires;
  2. La diffusion des arts ménagers par les cours postscolaires;
  3. L’organisation aussi parfaite que possible de la vie normale et matérielle au foyer.

L’École comprend trois cours : le cours régulier, le cours familial et les cours de vacances.

Le cours régulier nécessite une 9e année ou son équivalent et donne droit à un diplôme de « Compétence domestique », donc l’accès à l’enseignement de l’économie domestique.

Le cours familial nécessite un certificat de 6e ou 7e année, pour celle soucieuse d’acquérir un entraînement domestique. Il ne donne pas droit à l’enseignement, mais prépare essentiellement à la vie du foyer.

Les cours de vacances sont offerts aux institutrices en fonction dans les écoles afin de parfaire leurs compétences en enseignement ménager. Les cours sont : hygiène du foyer : soins d’entretien; alimentation et cuisine; travaux manuels : coupe, couture, confection et entretien des vêtements et horticulture.

P123 Fonds Martineau-Dumas.

« Le but bien défini de l’éducation à l’Institut insiste avant tout sur la formation

intellectuelle et morale des futures mamans : femme de tête et de cœur, femmes

instruites, éveillées, compréhensives et généreuses. »

P123 Fonds Martineau-Dumas.

P123 Fonds Martineau-Dumas.

En 1966, suite à la réforme dans le monde de l’éducation, l’Institut familial devient l’École d’initiation au travail. La Commission scolaire se préoccupe des étudiants et étudiantes en difficulté d’apprentissage. Que ce soit sous l’aspect académique ou l’aspect technique, le programme en est un d’éducation réaliste et pratique.

En 1971, l’Institut changera radicalement de vocation pour devenir La Maison des Retraitées pour les sœurs de Sainte-Croix.

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Alice Gauthier, Histoire d’une Alliance, Nominingue.